Falsifications de l'histoire locale

Histoire locale : nous avons du pain sur la planche !

 

1. Dole était bien le chef lieu de la province

Lu dans L'Est républicain, le mercredi 2 janvier 2019, p. 3 à propos de la rivalité Dijon-Besançon. 

Propos de Remi Mathis, conservateur à la Biblothèque nationale de France :

"Besançon a été la capitale de la Franche-Comté de Bourgogne".

                                                                                                         Et non, perdu, c'était DOLE !

Besançon ne faisait pas partie de la Franche-Comté, c'était une enclave, une cité impériale;

 

2. Vauban, l'homme qui a pris Besançon

Certains courriers postaux en provenance de Besançon ces jours-ci (janvier 2019) comportent  cette mention surprenante :  " à trier Besançon pays de Vauban ppdc " !

                                                 On croit rêver !
Et voilà aussi qui ne va pas plaire aux habitants du Morvan, le pays natal de Vauban.

 

3. Courbet, le peintre d'Ornans

Un petit panneau posé près d'un tableau au Musée des Beaux Arts de Besançon mentionne "Courbet, le Bisontin" !

Nous pensions qu'il était naif d'Ornans (merveilleuse petite ville qui, de son vivant, le détestait).

 

4. Va-t-on en faire tout un fromage ?

Lu dans la revue de jardinage Rustica (janvier 2018), un article sur le Revermont, présenté comme étant la région de Lons-le-Saunier.
Avec une belle photographie ... du monastère royal de Brou. C'est pourtant en Bresse.

A la fin d'un paragraphe, on peut lire : " et la Franche-Comté, alors espagnole". Passons, nous sommes habitués à cela.

Et plus loin : "Suite à la disparition de la vigne fin XIXe début XXe, les agriculteurs ont commencé à produire du fromage. Les fruitières élaborent le comté" etc., etc.

Et dire que les paysans comtois n'avaient jamais pensé à fabriquer du fromage auparavant !

 

Conclusion

Merci à celles et ceux qui nous signalent ces falsifications de l'histoire.

Nous avons donc du travail pour étudier et faire connaître l'histoire de notre région.