Lieux

Des historiens d'Europe interviennent en faveur du col de Jougne

              Lettre adressée à Monsieur le maire de Jougne

                                                                                                                  26 octobre 2016 

Monsieur le maire,

 

Comme vous le savez, le col de Jougne a constitué, durant des siècles, un des principaux points de passage entre l’Europe du nord et celle du sud. Permettant le franchissement de la chaîne jurassienne, il a joué un très grand rôle, assurant la jonction entre les routes venant des Pays-Bas, de Flandre et de Champagne et celles remontant d’Italie et de Suisse. De Bruges à Milan, de Troyes à Venise, les marchands, les charretiers, les voituriers et les pèlerins passaient par Jougne, accompagnant leurs véhicules chargés de draps, de ballots de laine, de tonneaux pleins de vin, de sel ou de harengs. Les archives permettent d’assurer que le col de Jougne a eu autant d’importance que le col du Grand Saint-Bernard, depuis le XIIIe siècle jusqu’au XVIIIe siècle.

C’est la raison pour laquelle, le col de Jougne a suscité des travaux historiques majeurs, notamment l’ouvrage de Vital Chomel et Jean Ebersolt, sous la direction de Fernand Braudel, intitulé Cinq siècles de circulation internationale vue de Jougne, publié chez Armand Colin en 1951, reposant principalement sur les archives du péage conservées au château d’Arlay (Jura).

 

Depuis quelques années, les panneaux routiers « Col de Jougne » ont disparu. Nous formons le vœu qu’ils soient rétablis, sous une forme ou sous une autre, afin que ce lieu de mémoire à dimension européenne ne tombe pas dans l’oubli.


Croyez bien, Monsieur le maire, en toute notre reconnaissance anticipée.

                                                                                                                                                                                                                                      Paul DELSALLE

Président de Franche-Bourgogne

Membre du Comité exécutif du Centre européen d’études bourguignonnes (Bruxelles)

Membre du Conseil scientifique de la Fondation pour la protection du patrimoine culturel, historique et artisanal (Lausanne)

Membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Franche-Comté

 

 

 

Notre demande est appuyée par onze historiens d’Europe,

dont plusieurs académiciens :

 

Bernard ANDENMATTEN, Suisse

Professeur d’histoire médiévale à l’Université de Lausanne

Vice-président de la Société suisse d’histoire

Membre correspondant de la Società subalpina di Storia patria (Turin)

Membre du Conseil de Fondation des Archives historiques de l’Abbaye de St-Maurice d’Agaune (Valais CH)

Membre de la Société d’histoire de la Suisse romande

Membre de la Société Vaudoise d’Histoire

 

Georges BISCHOFF, France

Professeur émérite à l'Université de Strasbourg

Ancien directeur de l'Institut d'Histoire du Moyen Age de l'Université de Strasbourg

 

Jean-Marie CAUCHIES, Belgique

Professeur émérite de l’Université Saint-Louis – Bruxelles et de l’Université catholique de Louvain (Belgique)

Docteur honoris causa de l'Université Jean Moulin – Lyon 3 et de l'Université de Haute Alsace à Mulhouse

Membre titulaire de l’Académie royale de Belgique

Membre de la Commission royale d’histoire de Belgique

Secrétaire général honoraire du Centre européen d’études bourguignonnes (Bruxelles)

Membre correspondant de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon

Membre du Conseil scientifique de la Fondation pour la protection du patrimoine culturel, historique et artisanal (Lausanne)

 

Hugo DE SCHEPPER, Pays-Bas

Ancien archiviste d’état aux Archives Générales du Royaume à Bruxelles

Ancien professeur ordinaire à l’Université d’Amsterdam

Ancien professeur ordinaire à l’Université de Nimègue

Miembro de honor del Instituto La Corte en Europa de la Universidad Autónoma de Madrid

Membre d’honneur de la Vlaams-Nederlandse Vereniging voor Nieuwe Geschiedenis 

(Association des historiens modernistes des Pays-Bas et de la Flandre)

 

Jean-Marie DUVOSQUEL, Belgique

Professeur honoraire de l'Université de Bruxelles

Membre de l'Académie royale de Belgique

Membre et ancien président de la Commission royale d'Histoire

Directeur de la Revue belge de Philologie et d'Histoire

 

Ineke HUYSMAN, Pays-Bas

Chercheuse  à Huygens Institut de l’histoire des Pays-Bas à Amsterdam, Pays-Bas

Membre du Comité de la Société de la famille Huygens

Membre du Comité académique des amis de Johan de Witt

Collaboratrice à Early Modern Letters Online de l’Université d’Oxford, Grande Bretagne

 

Anne MONTENACH, France

Professeur d’histoire moderne à Aix-Marseille Université

Membre du conseil de laboratoire de l’UMR 7303 TELEMME-CNRS

Membre du comité de l’Association internationale pour l’histoire des Alpes (Laboratorio di Storia delle Alpi LabiSAlp, Università della Svizzera Italiana, Mendrisio)

Membre du projet StoAlp (« Pour une histoire économique des Alpes ») coordonné par Markus A. Denzel (Universität Leipzig / Freie Universität Bozen)

Membre du comité éditorial de The International Journal of Regional and Local History (Maney Publishing)

 

Jean-Daniel MOREROD, Suisse

Professeur d’histoire médiévale à l’Université de Neuchâtel, Suisse

Membre du Comité exécutif du Centre européen d’études bourguignonnes (Bruxelles)

Membre du Comité directeur de la Société d’histoire de la Suisse romande

 

Andrea NICOLOTTI, Italie

Ricercatore presso il Dipartimento di Studi Storici dell’Università di Torino (Turin, Italie)

Membro del Centro di Scienze Religiose di Torino

Membro del Gruppo Italiano di Ricerca su Origene e la Tradizione Alessandrina.

 

Klaus OSCHEMA, Allemagne

Gerda-Henkel-Member de l’Institute for Advanced Study (Princeton, U.S.A)

Professeur adjoint d’histoire médiévale à l’Université de Heidelberg

Membre du Conseil scientifique de la Fondation pour la protection du patrimoine culturel, historique et artisanal (Lausanne)

Membre du Comité exécutif du Mediävistenverband e.V.

 

Jean-Marie YANTE, Luxembourg

Professeur émérite de l'Université catholique de Louvain

Membre de la Commission royale d'Histoire de Belgique

Secrétaire général du Centre de recherches sur le commerce international médiéval

Membre de l'Académie luxembourgeoise (Luxembourg)

Membre correspondant de l'Académie Nationale de Metz.

 

 

Patrimoine menacé à Châtillon-sur-Saône

Participez au sauvetage de la maison du Sacristain Olivier, à Châtillon-sur-Saône.
Il faut sauver cette maison à tourelle qui date de 1530.

A ce propos, les journées dites du patrimoine sont devenues des journées de voyeurisme ; au lieu de dépenser des fortunes pour faire visiter des lieux de pouvoir (Elysée, Matignon, ministères, préfectures, etc.) qui ne sont absolument pas menacés, il serait plus utile de sauvegarder le patrimoine rural qui tombe en ruine ; cette maison se trouve dans un village particulièrement pittoresque.

Renseignements (avec photographies) et participation : sur le site dartagnans, à la rubrique patrimoine

Eglise et paroisse de Cléron (Doubs)

Un ouvrage de Maryse GUILLE :

Bon de commandeE glise de cle ronEglise de Cléron (543.8 Ko)

JOUGNE (Doubs)

Les rares vestiges de l'enceinte de Jougne (Doubs) viennent d'être inscrits aux Monuments historiques

(réunion de la Commission du patrimoine et des sites, jeudi 26 novembre 2015).

Jougne fut, durant cinq siècles, un des principaux péages d'Europe, sur la route reliant les Flandres aux Etats d'Italie du Nord.

La ville-forteresse, qui contrôlait le col et le péage, a été anéantie lors des guerres du XVIIe siècle.

Découverte d'une grotte-refuge lors de la guerre de Trente Ans

Simon Tournier nous offre le récit de la découverte d'une grotte-refuge lors de la guerre de Trente Ans.
Elle était attestée par les archives mais, pour la première fois, elle est localisée et explorée.

Simon TOURNIER est étudiant en histoire.

La decouverte de la grotte de sarradinLa découverte de la grotte de Sarradin (1.71 Mo)

Un fragment de mur frontalier

Bornes 13 a 20 b16

Par Pascal CERESA

Lors de mon enquête sur l’histoire de la délimitation entre le comté de Bourgogne et la Suisse (dans le cadre d’un Master en histoire), une question se posait : la datation du mur frontière qui court quasiment sans discontinuer de la Faucille au Locle ; il s’avérait , après avoir questionné un certain nombre de riverains, suisses ou français, qu’il était de construction récente (deuxième moitié du XIXe siècle), cela semblait cohérent par rapport à l’inclusion de la plupart des bornes (quelle que soit leur datation) jalonnant ladite frontière.

Néanmoins, dans les zones les plus isolées de la frontière, dans lesquelles les bornes les plus anciennes sont observables, le fameux mur semble lui aussi très ancien ; le questionnement sur l’âge du mur reprenait de la vigueur ; l’étude d’archives, notamment celles concernant les traités des Rousses de 1606 et 1649, indique le déplacement de la frontière dans le secteur situé entre Bois d’Amont et la Dôle. Ainsi muni des renseignements fournis par les sources d’archives (ACV, ADP 25 et 39) et bibliographiques, je me suis rendu sur place de nombreuses fois, sur les différents lieux référencés, et là les choses s’éclairaient, je me trouvais bien sur un mur frontière désaffecté mais bien réel, qui plus est datable par la présence de bornes millésimées de 1649 et datant, selon le traité de 1606 de ce dit millésime ; les lieux se situent sur la crête du Noirmont de Bois d’Amont à la Cure, et sur le secteur allant du Bief de la Chaille à la source de la Valserine en passant par la montagne des Tuffes (photos ci jointes), par zone cette ancienne frontière rejoint la nouvelle frontière établie après le traité des Dappes ( certains Rosselans le nomment avec humour le traité des dupes 150 ans après…)

L’observation de l’ancienneté du mur est également flagrante sur le secteur de la Joux entre Jougne, les Fourgs et l’Auberson ; là se trouvent des bornes encore plus anciennes puisqu’elle portent le millésime 1553, et l’une d’elles, la borne de la Limasse (portant le n°16) est signalée semble-t-il dès 1415.

Une autre portion de ce mur frontalier ancien est envisageable sur le secteur du Cerneux Péquegnot actuellement dans le canton de Neuchâtel, mais autrefois en comté de Bourgogne ; nous sommes là entre la Brévine et la Chaux du Milieu, et la frontière passait dans la vallée ; elle fut négociée entre les Suisses des 13 cantons et les sires de Neuchâtel avec Marguerite de Bourgogne lors du Traité de Môtiers en 1523 ; sur les hauteur de la Chaux du Milieux se trouve une roche dite pourrie marquée de la croix de Saint-André vers l’ouest et des trois pals de Neuchâtel du coté est. En prenant le temps de poser le regard, on observe un ancien mur orienté de Bise à Vent, comme les anciens traités stipulent dans la manière de fixer la limite entre les souverainetés.

Les maisons anciennes de la région de Vaudrey (Jura)

Claude-Alexis GRAS, grand connaisseur du bâti rural jurassien, nous offre ici une étude très documentée sur les maisons de la région de Vaudrey, à partir d'actes notariés de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle.

Maisons de vaudreyMaisons de Vaudrey (233.05 Ko)

Marnoz (Jura)

Notice sur le château Saint-Michel, à Marnoz
par Bernard Millet, de l'Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Franche-Comté 

Le cha teau de saint michelLe château de Saint-Michel (3.64 Mo)

Villages de la région de Port-sur-Saône, Combeaufontaine, Faverney, Jussey, Vitrey-sur-Mance

Une recherche historique est en cours sur les villages de cette région à la fin du XVIe siècle et dans le premier tiers du XVIIe siècle, donc avant la guerre de Trente Ans.

Nous sommes à la recherche des maisons et des édifices qui ont été construits ou reconstruits entre 1595 et 1635. Parfois, un millésime a été gravé sur une pierre, au-dessus de la porte d'entrée ou ailleurs.  

Merci de nous les signaler !

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MONTBOZON nouvelle "Petite cité comtoise de caractère"

La frontière entre le comté et le duché de Bourgogne

De Louis XI à Louis XIV en passant par Henri IV, les rois de France n’ont jamais caché leur désir d’annexer le comté de Bourgogne, alias Franche-Comté, à leur royaume. L’historiographie comtoise suggère une chronologie simple : 1595, invasion de la province par Henri IV ; 1595-1633, période de paix ; 1634 : entrée de la Franche-Comté dans la guerre qui ravage l’Europe. La réalité se révèle beaucoup plus complexe. En effet, la consultation des archives pour les années d’entre guerres, de 1595 à 1634, dévoile un harcèlement permanent de la Franche-Comté par la France, révèle des épisodes méconnus voire inconnus jusqu’alors, et permet d’esquisser une autre chronologie.

Frontie re avec la bourgogneFrontière avec la Bourgogne (178.2 Ko)

Pirey, Miserey, Pouilley et Ecole vers 1567-1572 Quelques observations à partir des notices du Ms 902 en cours d’édition par le groupe de paléographie de l’université Ouverte de Besançon Par Régis Ba

Vy-lès-Filain : les bancs de l'église

On connait mal l'histoire des bancs dans les églises ; dans les paroisses à la campagne, ils apparaissent tardivement.

Laurence Delobette a fait récemment une découverte singulière :  une inscription sur un banc :

Img 5919DICI IVSQUE A L'AVTEL DE ST GUERIN CEST POUR LES FEMMES. 1771.

Autrement dit : D'ici jusqu'à l'autel de st Guérin c'est pour les femmes, 1771.

Une recherche est en cours pour en savoir plus.

Du côté d'Orgelet, Arinthod, Saint-Julien ...

Villages de la Petite Montagne

 

Beaucoup de Comtois ne le savent pas : la « Petite Montagne » désigne la région d’Orgelet, Arinthod, Saint-Julien, Gigny, etc. Colette Merlin en est l’historienne depuis des décennies. Elle a dépouillé, comme on dit, quinze mille actes notariés ! Son dernier ouvrage concerne encore le XVIIIe siècle, en dehors des siècles étudiés par Franche-Bourgogne mais il est suffisamment important pour que nous en parlions ici.
En effet, Colette Merlin connaît intimement les paysages, les moindres recoins de ce petit pays. Elle évoque tour à tour les bois, les pâtures, les actes de petite délinquance commis par de pauvres paysans, les curtils, les rivières et leurs moulins à eau, les villages, châteaux, églises et presbytères. On y trouvera aussi des pages rares et délicieuses sur des aspects dont les historiens (du moins ceux qui se perdent dans leur verbiage) ne parlent pratiquement jamais : les terrains vagues, les broussailles, le buis, les « molards », le système des trois pies (assolement), les murgers ancestraux, ou encore les chemins de campagne qui mènent aux foires. Il y a du Roupnel chez Colette Merlin, je veux dire un lien viscéral avec la campagne, vécue, ressentie. De belles photographies donnent l’envie d’aller se promener dans la Petite Montagne, la vallée du Suran ou celle de la Valouse. Quel beau pays !

Dans ce beau petit livre, Colette Merlin nous offre donc une approche très sensible, combinant une connaissance singulière des terroirs et des hommes qui les animent mais aussi une approche méticuleuse issue des multiples détails fournis par les archives. On est donc loin du bavardage ; chaque phrase est écrite avec soin et repose sur de fines observations. Lisez vite Merlin l’enchanteresse.

 

Colette Merlin

Pays, paysans, paysages. La Petite Montagne au XVIIIe siècle, Saint-Julien, Les éditions de la Petite Montagne, 2012,

271 pages.

 

La Maison de Denis Moréal, à Aumont (Jura)

Monographie de cette maison ancienne, par Claude-Alexis GRAS

Maison de denis more alMaison de Denis Moréal (2.18 Mo)

Villages du haut Doubs au XVIIe siècle, de Morteau à Saint-Hippolyte

Haut-Doubs

 

Christian Monneret est un généalogiste bien connu. Nous lui devons déjà diverses publications, notamment : Le plaid de Morteau, 1329-1331 et Le val de Morteau en 1330, une communauté franc-comtoise au Moyen Age, l’un et l’autre parus en 2011.

Ne craignant pas de changer d’époque, il nous livre cette fois-ci Le Haut-Doubs au XVIIe siècle : de Morteau à Saint-Hippolyte (Editions des Campenottes, 2014, 231 pages, 20 euros).
Comme le suggère le sous-titre, il s’agit en effet d’une partie seulement du haut Doubs, qui rassemble cependant de très nombreux villages (environ soixante-dix), parmi lesquels Damprichard, Montbenoît, Belvoir, Sancey, Châtillon, Rosureux, Passonfontaine et bien d’autres.

En poursuivant ses recherches généalogiques, l’auteur a dépouillé des dossiers d’archives (registres paroissiaux, montres d’armes, recensements de population, actes notariés, dossiers de justice, etc.) et il nous en livre des extraits ou des résumés, de façon très simple, avec un souci pédagogique, en définissant certains termes : commende, repret, mainmorte, échute, habitandage, etc. Le tout se présente village par village.

 

Lecture finie, l’impression qui ressort de cette série d’éclairages ponctuels est celle d’une désolation, du martyre de la région durant la guerre de Trente Ans. En effet, la plupart des textes fournis par l’auteur portent sur les années de guerre, la destruction des villages, les violences commises contre les populations, les picorées de la soldatesque, les massacres comme celui des habitants de Trévillers dans leur église, un véritable Oradour. Nous avons ici un complément utile à l’ouvrage de Gérard Louis.

Une série de documents inédits (listes d’habitants et de montres d’armes) auxquels se réfère l’auteur ne figure pas dans le livre, malheureusement, mais elle est fournie en PDF à qui en fera la demande.

Protection du patrimoine comtois

Frontenay (Jura)

L’église de Frontenay (Jura) correspond à l’ancienne chapelle castrale devenue ensuite paroissiale ; elle est encore entourée de son cimetière. La nef aurait été édifiée du début du XVIIe siècle, selon le style d’une petite niche latérale. Le clocher-porche et les chapelles sont plus anciennes et datent des XVe et XVIe siècles. L’ensemble monumental est ainsi antérieur à la guerre de Trente Ans et entre donc dans le champ de recherches de « Franche-Bourgogne ». L’église était alors couverte de laves ; seul le porche latéral est encore aujourd’hui recouvert de laves.

Ce bel édifice est en cours d’inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques (Commission régionale du patrimoine et des sites de Franche-Comté, séance du 26 juin 2014).  

Le Val-Saint-Eloi (Haute-Saône)

Le clocher-porche de l’église, qui date du XVe siècle, est en cours d’inscription à l’Inventaire supplémentaires des Monuments historiques (Commission régionale du patrimoine et des sites de Franche-Comté, séance du 26 juin 2014).

A noter que cette église contient des fonts baptismaux particulièrement remarquables (sculptures XVe-XVIe siècles).

Vuillafans (Doubs) : la maison dite de Balthazar Gérard

Au n° 3 de la rue Gérard, à Vuillafans (Doubs), dans la vallée de la Loue, la maison dite de Balthazar Gérard se distingue par une série d’éléments qui permettent de la dater du XVIe siècle : décor sculpté, millésime 1530, baies, cuisine à croisée d’ogives, escalier à vis, vestige d’un tuyé, etc.

Il ne s’agit pas d’une ferme, d’une maison agricole mais plutôt d’un bel édifice qui s’apparente à un hôtel particulier : celliers, cheminée monumentale, traces de chapelle ou d’oratoire. Le père de Balthazar Gérard était d’ailleurs juge-châtelain.

Précisons que Balthazar Gérard a assassiné Guillaume d’Orange dont la tête avait été mise à prix par Philippe II, roi d’Espagne et comte de Bourgogne (donc souverain de la Franche-Comté).

Il n’y a aucune preuve que cette maison soit celle de Balthazar Gérard, bien au contraire ; les recherches effectuées par Sybille Lacroix prouvent que la famille Gérard habitait alors à l’extrémité sud de la même rue.

Les propriétaires ont entrepris une courageuse restauration de cette maison qui est en cours d’inscription à l’Inventaire supplémentaires des Monuments historiques (Commission régionale du patrimoine et des sites de Franche-Comté, séance du 26 juin 2014).

Montbozon (Haute-Saône) :

De nouvelles démarches ont été entreprises par Franche-Bourgogne, auprès de la municipalité de Montbozon, afin de l’inciter à déposer un dossier de candidature pour bénéficier du label prestigieux « Petite cité comtoise de caractère ».

Le vieux bourg de Montbozon possède en effet un patrimoine de très grande qualité (châteaux, maisons avec tour à vis, fontaines monumentales, nombreuses maisons anciennes), témoignant de sa puissance passée ; une richesse patrimoniale qui mérite d’être mise en valeur.

Neuvier (Doubs) : il faut sauver la maison-forte de Neuvier

Message diffusé par N. Vernot : « Les actuels propriétaires de la maison forte de Neuvier, le Dr et Mme Borsotti, se sont lancés dans un courageux projet de restauration.  Il y a actuellement un concours pour obtenir un mécénat organisé par l'association des « Vieilles Maisons Françaises ». Ils ont réussi à se qualifier, mais pour que le dossier soit retenu, il faut le plus possible de "j'aime" sur Facebook.  Pour ceux qui ont un compte facebook, en vous rendant sur la page ci-dessous, vous arriverez sur la page facebook des Vieilles Maisons Françaises; sur la colonne de gauche, vous verrez différentes photos, dont celle de la maison forte de Neuvier, reconnaissable à sa grande croisée à meneaux et accolades; Il faut cliquer sur la photo puis sur "j'aime".

https://www.facebook.com/vmfpatrimoine

Voilà, à vous de jouer pour soutenir le patrimoine comtois ! »

Escapade printanière à Montjustin

Samedi 29 mars 2014

 

Franche-Bourgogne a organisé une visite du site médiéval de Montjustin, tout spécialement pour celles et ceux qui transcrivent le manuscrit 902 conservé à la Bibliothèque d'étude et de conservation de Besançon (tome 2, prévôté de Montjustin). 

Montjustin se situe en Haute-Saône, non loin de Lure. Après un bon repas dans un restaurant de Villersexel, le groupe a pris la route de Montjustin, guidé par Jean-Paul Membrey et Alain-Yves Reboul. A l'église, les participants ont pu découvrir de nombreux témoignages historiques, notamment deux pierres tombales exactement contemporaines du manuscrit en cours de transcription et une magnifique croix monumentale en pierre, autrefois érigée à l'extérieur de l'église. Après la traversée du village, ce fut la montée vers les ruines du château. Malheureusement, il n'en reste pratiquement plus rien et le site est maintenant recouvert de végétation. La journée s'est terminée à la Maison Forte, grâce à l'amabilité de Bernard Nessi, merveilleuse demeure pleine de charmes, dominant le village et l'église.

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Château de Toulongeon

 

On peut encore voir à Germagnat des ruines de l'ancien château de Toulongeon. Ce village, aujourd'hui dans l'Ain, relevait autrefois du comté de Bourgogne, comme Chavannes-sur-Suran. Les Toulongeon formait une importante famille noble de Franche-Comté.

Dsc 0030Il y a aussi un château du même nom situé sur la commune de La Chapelle-sous-Uchon, en Saône-et-Loire. Son propriétaire souhaite connaître les liens historiques entre les deux châteaux.
Répondre à l'adresse suivante : bernardgueugnon@aol.com
 

Montbozon

Visite guidée du vieux bourg de Montbozon : téléchargez le document (PDF) 
-->  visite-montbozon.pdf visite-montbozon.pdf

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À propos de la Franche-Comté

Interview de Paul Delsalle

Parue dans Le Jura français, 2012.

Selon vous, la Franche-Comté n’a jamais été espagnole ! Cette affirmation va à l’encontre de toutes les idées reçues.

Avant de devenir française par le bon vouloir de Louis XIV, la Franche-Comté n’était pas espagnole. Certes il y avait des liens politiques et dynastiques avec l’Espagne mais parler de Franche-Comté espagnole ne correspond pas à la réalité.

La Franche-Comté est un comté, c’est-à-dire un territoire possédé par un comte. Ce comté appartient à la famille de Habsbourg. Les souverains successifs sont Philippe le Beau, Charles Quint, Philippe II. Or, il se trouve, par le hasard des successions dynastiques que ces derniers sont aussi rois de Castille et d’Aragon. Quand les Comtois allaient rendre visite à Charles Quint, ils ne voyaient pas en lui le roi de Castille mais leur propre seigneur, le comte de Bourgogne.

Dire que la Franche-Comté était espagnole parce qu’elle avait comme souverain Charles Quint est absurde ; ce dernier étant empereur, on pourrait alors parler de Franche-Comté allemande !

La Franche-Comté était-elle un pays ?

Non, le comté de Bourgogne était une province, rattachée aux Pays-Bas bourguignons (Flandre, Artois, Hainaut, Brabant, Luxembourg, Hollande, etc.) et donc gouvernée depuis Malines (avant 1530) puis Bruxelles.

Les Comtois étaient appelés « Bourguignons ». Le nom « Comtois » apparaît en 1593. Pour ne pas les confondre avec les habitants du duché de Bourgogne, on disait parfois « les Bourguignons salés », par allusion aux salines comtoises.

De quelle nationalité étaient-ils ?

La Franche-Comté appartenait officiellement aux Pays-Bas, qu’on appelait vulgairement les Flandres mais, pour autant, on ne peut en aucun cas considérer qu’ils fussent flamands. Comme nous l’avons vu, la Franche-Comté n’était qu’une province ; elle n’a jamais été un pays, un Etat, une nation. Cependant, les Comtois se considéraient Comtois, point final. Lorsqu’ils partaient à l’étranger, ils étaient parfois porteurs d’un laissez-passer fourni par une autorité locale, le gouverneur de la province de préférence.

Et l’Espagne dans tout cela ?

Il n’y a jamais eu d’Espagnols en Franche-Comté, en tout cas pas plus qu’aujourd’hui. Les archives gardent parfois la trace du passage d’un pèlerin, d’un voyageur, rien de plus. On relève une famille appelée Lespagnol, à Broye-lès-Pesmes en 1657, un nom qui montre bien que le cas était rarissime.

Parlait-on l’espagnol en Franche-Comté ?

Non, la Franche-Comté était francophone depuis le Moyen Age. On parlait aussi le comtois (franco-provençal) et le latin. A Besançon, à l’époque de Charles Quint, il y avait une communauté italienne (Milanais, Florentins, Lucquois) mais aucune communauté espagnole.

Aucun Espagnol n’a laissé la moindre description de la Franche-Comté à cette époque, sauf découverte à venir. Les ouvrages espagnols ne se sont jamais diffusés ici. En revanche, certains auteurs comtois ont été traduits en castillan, pour que leur pensée se diffuse auprès des hispanophones des Pays-Bas. C’est le cas d’un livre de Laurent Chifflet : Invocation a la Madre de la  misericordia publié à Bruxelles en 1641.

Il n’y a jamais eu d’étudiants espagnols à l’Université de Dole. Les registres matricules ne mentionnent aucun Castillan, aucun Aragonais, aucun Catalan, alors qu’il y avait des Bavarois, des Saxons, des Poméraniens, des Flamands, des Français ou des Anglais.

Dans le vocabulaire comtois, on ne relève aucun mot d’origine espagnole. N’en déplaise à Auguste Longnon, le terme chaux (forêt de Chaux, Chaux-des-Crotenay, etc.) ne vient pas de calma (= plateau désert, pâturage), mais plus simplement, selon Jean-Paul Colin, « du pré-latin (kalme, kalma) qui désigne des espaces incultes, des friches ». Il ne peut donc pas être « attribué aux Ibères » !

Mais, il y a bien des noms de famille typiquement espagnols en Franche-Comté, les patronymes avec un Z à la fin ?

Cet argument ne tient pas puisque le Z est l’équivalent paléographique du S et que les noms s’écrivaient de différentes façons ; il en est ainsi de Menestrez (Menestrey voire Menestrier), Chauvez (ou Chauvel, Chauvey) ou Dalloz (qui s’écrivait aussi Dallod ou Dalod). En réalité, les porteurs de ces patronymes apparaissent parfois dès la fin du Moyen Age. D’autres sont arrivés ici bien après la période concernée, comme les Sanchez. Pour certains noms, comme Mauboz ou Marjoz,  attestés au dix-septième siècle, il faudrait mener une recherche précise.

Et les maisons espagnoles, qu’on présente comme telles ?

On parle en effet de « maisons espagnoles » à Amance, Champlitte, Besançon, Vesoul, Luxeuil, Scey-sur-Saône, Fondremand, Combeaufontaine ou ailleurs, mais elles n’ont rien d’espagnol ; on leur a donné ce nom parce qu’elles datent de l’époque où le souverain de la Franche-Comté était en même temps roi d’Espagne. De même à Champlitte, où la vaste grand’place est encore appelée « la place des Espagnols » par les vieux Chanitois.

Qu’en est-il des gaudes, que l’on disait aussi venir d’Espagne ?

Les gaudes ont un lien avec le maïs ; je vais y venir. Les nouvelles denrées alimentaires découvertes en Amérique auraient pu arriver ici par l’intermédiaire de l’Espagne, plus rapidement que dans les provinces françaises. Or, nous n’avons aucune trace de tomate. La pomme de terre est attestée plus tôt dans le comte de Montbéliard qu’en Franche-Comté. Le maïs est arrivé plus tôt en Bresse qu’en Franche-Comté.  A ce sujet, les gaudes étaient au seizième siècle confectionnées avec de l’avoine ! Le maïs a remplacé l’avoine plus récemment. On raconte encore au Luxembourg que la cancoillotte aurait été apportée par les Espagnols ; inutile de préciser qu’il s’agit là d’une légende.

Fer de lance de la chrétienté, l’Espagne a-t-elle influencé la Franche-Comté ?

L’influence espagnole semble nulle dans le domaine religieux. On ne relève ici aucune trace du culte de Notre-Dame de Montserrat, par exemple, alors que le culte de Notre-Dame de Montaigu, venu du Brabant, y a pris une vigueur exceptionnelle.

Faut-il alors mettre la légende espagnole sur le dos de Victor Hugo ?

Le célèbre poème dans lequel Victor Hugo évoque sa propre naissance (« Ce siècle avait deux ans …. Alors dans Besançon, vieille ville espagnole ») nous permet d’examiner la situation particulière de Besançon, qui était une enclave impériale  et ne faisait pas partie de la Franche-Comté. Elle eut ensuite quelques liens avec l’Espagne. Victor Hugo ne s’est pas trompé car il a écrit un poème, pas un traité historique.

Il y avait pourtant bien une « garnison espagnole »  à Besançon ».

Le comte de Bourgogne était le protecteur de Besançon ; une garnison était entretenue à ses frais. Or, les archives de cette garnison dite espagnole prouvent qu’il n’y avait dans ses rangs aucun Espagnol ; presque tous les soldats étaient des Comtois. On relève bien un Milanais mais aucun Castillan.

Et les fameuses grilles des maisons ?

Si l’Espagne avait influencé les grilles, celles-ci seraient abondantes à Dole, Poligny, Vesoul, Arbois, Lons-le-Saunier, etc. Or, elles y sont beaucoup moins fréquentes que dans la cité impériale. En outre, certaines grilles sont antérieures au début du seizième siècle, donc sans aucun rapport avec la Castille.

A vous entendre, l’influence espagnole en Franche-Comté a donc été absolument nulle, quel que soit le domaine observé : langue, religion, art, économie, etc.

Oui, mais à la vérité historique on préfère souvent le charme du mythe et de la légende. Mieux vaut une erreur qui élève l’esprit, qui fait songer au Siècle d’Or, plutôt qu’une vérité qui nous rabaisse, qui ne nous fait pas rêver.

Cendrey au Moyen Age : les dépendances de la mairie de Cendrey en 1467, par Boris Gauzente

Espaces suburbains de Champlitte et Luxeuil

Souvenir, nostalgie ...Nous étions à Tournai (Belgique), 27 octobre 2006

Eglise et maison forte de Cugney (Haute-Saône)

Appel de Madame Monique Bredel :

Je suis originaire de Cugney où je passe six mois de l'année Dans ce village, il y a eu un château fort ou maison forte qui aurait été détruit sous Louis IX ;  certains faits confirment  l'existence de ce château  - une rue du " château "fort dans le village. - la publication du CNRS sur "la vie économique au XIVe siècle dans la maison forte de Cugney (70) Les ruines des tours auraient été visibles fin XVIIIe siècle et....j'ai joué dans les dernières pierres mais c'est de l'histoire ancienne (?), j'ai 75ans. Je recherche un croquis, une esquisse, un dessin qui pourrait être reproduit sur une plaque qui pourrait être implanté à proximité du lieu de l'ex maison forte. Mais ou trouver ce trésor?

A l'intérieur de l'église de Cugney se trouve une pierre tombale portant les blasons de Claude de Montmartin (grand père d'Antoinette) et de Geneviève de Bauffremont. Mais l'église daterait de 1667. S'agit il d'un transfert? Une présentation de l'église est en cours de conception par une bénévole du village -amie- Ou trouver une telle précision?

Jussey

Notice historique sur Jussey :Jussey historiqueJussey historique (11.15 Mo)

 

Sur Jussey et Bougey, voir aussi notre rubrique : Informations

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