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Trois questions sur les poids et mesures (cf. la journée d'étude à Jussey) : envoyez-nous vos réponses !

Trois énigmes à résoudre : envoyez-nous vos réponses !

  1. A Nans-sous-Sainte-Anne, en 1595, Jean Petit Vyenot détenait « environ le sixieme du tiers qu’est ung dixhuictieme du totaige [total, ensemble] d’une maison ». Sachant que la maison mesurait 40 pieds de long sur 31 pieds de large (avec un pied le comte de 12 pouces de 3 cm chacun), combien de m2 possédait Jean Petit Vyenot ?

 

  1. « La pinte de Luxeuil est plus grande que celle de Dole en ce que les cinq dudit Dole n’en font que quatre dudit Luxeuil ». Sachant qu’il y avait deux pintes dans une channe et que la pinte de Dole correspondait à 1,249 litre, quel était le contenu d’une channe de Luxeuil ?

 

  1. Lors de l’invasion de la Franche-Comté par Henri IV, les villages voisins de Port-sur-Saône devaient fournir chacun « 200 rations d’avoine chacune de 4 picotins faisant le douzième du boisseau de Port-sur-Saône ». Sachant que ce dernier contenait 30 livres (à 0,489 kg), quelle quantité d’avoine fournissait chaque village ?
 

Une pierre creusée, dans la vallée de la Loue

Pierre creuse e 1Qui pourrait expliquer l'utilité de cette pierre, située dans la cavee d'une maison vigneronne ?

le droit de marchefeuille

 
Qui peut nous éclairer sur le sens du mot marchefeuille que l'on trouve souvent dans les comptes de Saint-Jean de Champlitte au sujet des bois ?

Exemple :

“4 gros pour le droit de Marchefeüille à eux dû par lad. Chapelle, à cause du droit d’affoüage qu’elle a esdites forêts”

“reçû de Nicolas Baudoüin dud. Champlitte, Receveur de M. le Grand Prieur de Champagne, pour sa Commanderie de S. Jean de Jerusalem, 4 gros pour le Marchefeüille, à cause du droit que led. Seigneur a esdits Bois, au bois de fol et Mort-Bois.”

 

Cachette dans une cave d'une maison vigneronne de la région de Dole (Jura)

Img 8731

Une découverte étonnante a été faite dans une maison vigneronne de la région de Dole. Dans la cave, un escalier a été ajouté (peut-être au XVIIe siècle). Il permet de remonter directement au rez-de-chaussée de la maison mais il donne aussi accès à un petit placard comme on en voit souvent dans les maisons de cette époque (XVIe-XVIIe siècles). Pour réaliser cette construction, sorte de "dérobevin", les maçons ont cassé la voûte.


Ce qui est très original et surprenant, c'est que le petit placard possède un faux fond. Il s'agit d'une large pierre plate qui pivote. Quand on pousse cette pierre, on découvre une cavité. Dans l'état actuel des investigations, le sol semble en terre battue. Il était probablement revêtu d'un carrelage en terre cuite( sorte de tomettes). Les parois latérales sont droites et le plafond aussi. Dimensions approximatives : 0,83 mètre de largeur ; 1, 71 m. de profondeur ; 0,80 m de hauteur. L'orifice d'accès mesure 0,38 m de large sur 0,54 m. de haut.

A quoi pouvez donc bien servir cette "cachette" ?  L'hypothèse du puits, de la citerne ou de la glacière est exclue puisque la base de la voûte de la cave arrive en dessous de cet espace. Seul un enfant pourrait y tenir, accroupi. Il n'y a pas d'arrivée d'air, semble-t-il (en cours de vérification).

On aimerait savoir si d'autres placards à faux fond existent encore dans la région, en dehors de ceux de la vallée de la Loue (Lods) appelés "caches des Suédois" ? Merci d'avance.

métiers à identifier

Qui pourrait identifier ces noms de métiers mentionnés à Purgerot au XVIe siècle ? 

gordot, beusset, vegaire, grebet, chichard, goigeret.

 

répondre à : paul.delsalle@univ-fcomte.fr

L'anoblissement des Bouhelier

Famille Bouhelier : la question de l’anoblissement

Nous relayons ici un appel lancé par Christian Monneret en espérant qu’un lecteur ou une lectrice pourra apporter des éléments de réponse :

 

« Mon prochain ouvrage porte sur les Bouhelier, de Cernay (dans le haut Doubs), mais j'ai étudié les différentes branches à Avoudrey, Ornans, Dole et Bruxelles. Entre légendes et histoire, seule la consultation des sources permet, quand on les retrouve, d'avancer.

Cette famille est une des rares familles de la Franche-Montagne que l'on peut étudier presque sans interruption depuis le quinzième siècle. J'ai même pu retrouver un contrat de mariage de 1454 aux Archives de Neuchâtel en Suisse. A travers cette famille c'est un peut toute l'histoire de la Franche-Montagne qu'on arrive à écrire.

Le document ci-joint a été publié à différentes occasions et il en existe une copie fournie par Dunant, dans son Nobiliaire ainsi qu'une autre dans la série de la Chambre des Comptes, aux ADD. Il a toujours été considéré comme une confirmation d'anoblissement, les Bouhelier d'Ornans, puis de Dole, se sont rattachés à ceux de Cernay ; il leur a sans doute paru utile de se rattacher à une famille d'ancienne noblesse. Mais je suis arrivé à démontrer qu'ils avaient tous plus ou moins usurpé leurs ascendances, le champion étant d'ailleurs Contantin Bouhelier, parti du côté de Bruxelles dans les années 1620, où il est devenu héraut d'armes de Hainaut et qui a présenté ses quartiers rattachés aux anciennes familles féodales, comme les Montrichard.

On ne trouve pas d'enregistrement de lettres de noblesses de la famille Bouhelier à la Cour des Comptes, on ne trouve nulle part copie des lettres patentes de 1532.

Je m'interroge finalement sur la validité de ces prétendues lettres de noblesse, qui pourraient n'être que des autorisations de tenir un fief. Que penser aussi de ces monnaies qu'ils auraient été autorisés à battre et dont on n'a jamais retrouvé trace ? A vrai dire je me demande si tout n'a pas été inventé, d'autant que l'on ne trouve nulle part ailleurs mention de la présence à Pavie de ces officiers du nom de Bouhelier.

Christian Monneret

Pour la réponse :
soit par l’intermédiaire de notre site,
soit directement à : monneret.christian@orange.fr

 


 

Plans de maisons anciennes

Nous sommes à la recherche de plans de maisons anciennes, antérieures à la guerre de Trente Ans.
Si vous possédez, si vous habitez, une de ces maisons anciennes, vous êtes bien placés pour lever un plan, avec les mentions des longueurs et de l'épaisseur des murs. 
Il s'agit de mieux connaître l'habitation des Comtois des XVe, XVIe et XVIIe siècles.
Si vous acceptez que nous participions à la levée de ce plan, contactez-nous. Merci d'avance.