Personnages

La thèse de Gérard PELOT est maintenant en ligne

Les derniers grands feux (?) d'une maison comtoise et bourguignonne : Guillaume de Vienne, seigneur de Saint-Georges et de Sainte-Croix, 1362-1437 

par  Gérard Pelot

Pour consulter cet ouvrage : theses.fr

Liebault de Cusance, un Comtois oublié

Christian JOUFFROY

 

Un prélat comtois oublié : Liebault de Cusance, comte-évêque de Verdun, prince du Saint-Empire,  pendant le grand schisme d’occident (1380-1403).

Un comtois oublieUn Comtois oublié(1.87 Mo)

Les croisés bourguignons en Terre Sainte et à Antioche

par Laurence Delobette

Ola199 delobette 1 Croisés bourguignons. Delobette 1 (642.72 Ko) 

 

Un menuisier-ébéniste : François PARREGOD

Lors du récent  colloque consacré à Hugues Sambin, architecte-menuisier, Wolfgang Loescher (restaurateur au Musée historique de Bâle) a présenté un exposé sur les oeuvres du menuisier-ébéniste Franz Pergo.

Sous ce nom se cache en réalité François PARREGOD, né vers 1570 à Grandfontaine près de Besançon, installé à Bâle en 1593. Produisant meubles, portes et armoires, il y jouit d'une grande renommée. Il meurt en 1629, emporté par la peste.

L'étude, qui révèle un personnage jusqu'alors totalement inconnu en Franche-Comté, sera publiée dans les Actes de ce colloque Sambin.

Les Béguines du diocèse de Besançon

Les Béguines du diocèse de Besançon

 

Les Béguines sont des femmes pieuses, dont la vie est religieuse sinon consacrée, sans prononcer de vœux ni mener une vie cloîtrée, et sans entrer comme « converses » dans une communauté religieuse. Ces pénitentes étaient particulièrement nombreuses en Flandre mais aussi en Rhénanie, en Lotharingie et dans certaines régions de France.

 

Les Béguines comtoises n’avaient jamais été étudiées. Laurence Delobette a recherché celles du diocèse de Besançon. La première mention date de 1262.  Elle en a trouvé à Besançon, Salins, Vesoul, Gray mais aussi à Gy, à Noroy-l’Archevêque (aujourd’hui Noroy-le-Bourg) ou encore à Villers-le-Sec. Au terme (provisoire) de cette enquête, Laurence a trouvé la trace d’une centaine de Béguines ; elle a étudié leurs origines sociales et leur mode de vie, notamment les fortes obligations spirituelles qui s’inscrivent dans le mouvement de piété vigoureuse des fidèles aux derniers siècles du Moyen Age.


On peut lire le résultat de cette recherche très neuve dans l’article suivant : Laurence Delobette, « Falqueta, Sarreta et les autres : les béguines du diocèse de Besançon (XIIIe-XVe siècles) », Les laïcs dans les religions, XXIIe université d’été du carrefour d’histoire religieuse (Besançon, 2013), Les cahiers du littoral, 2, n° 13, 2014, p. 155 -165.

Les béguines du diocèse de BesançonLes béguines du diocèse de Besançon (61.96 Ko)

Beatrix et Béatrix, deux femmes exceptionnelles

Beatrix de Bourgogne, abbesse de Baume-les-Dames

 

Donnée par ses parents au monastère de Baume alors qu’elle était encore mineure, Beatrix de Bourgogne n’a jamais accepté cet état de fait. Parvenue à l’âge adulte, elle souhaite réintégrer le monde et, pour cela, en appelle au pape. Un exemple émouvant de la destinée des filles de l’aristocratie.

 

Laurence Delobette, « L’abbesse de Baume-les-Dames, Béatrix de Bourgogne (décédée vers 1313) ou la dynamique de l’affranchissement ».

Article publié dans : Les affranchies : Franc-Comtoises sans frontière, volume coordonné par Nella Arambasin, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2013, p. 25-52.

 

Béatrix de Cusance, dame de Belvoir

 

Réputée la femme la plus belle de France, Béatrix de Cusance est liée à la Franche-Comté : elle est née en 1614 au château de Belvoir (Doubs).

 

Ineke Huysman, « Béatrix de Cusance, duchesse de Lorraine (1614-1664) : une duchesse par sa propre entremise »

Article publié dans : Les affranchies : Franc-Comtoises sans frontière, volume coordonné par Nella Arambasin, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2013, p. 74-89.

Les hommes en armes

Soldats comtois : Les « montres d’armes » de 1632

 

Les « montres d’armes » sont des listes d’hommes en âge de porter les armes pour défendre la province. Elles fournissent pour chacun d’eux le prénom, le nom, parfois le surnom, toujours l’âge et l’arme présentée (ou les armes). Un détail physique et la filiation peuvent être précisés aussi mais plus rarement. En marge, le greffier enregistre les éventuels rappels à l’ordre : ainsi, Nicolas Marescoz « comparaîtra avec une espée, arquebuze, poudre et plomb ». On imagine aisément l’intérêt d’une telle source documentaire pour l’histoire locale, la recherche des ancêtres et, plus généralement l’histoire comtoise.

 

Alain Jacquenot vient de publier un ouvrage important : La population de la Franche-Comté à la veille de la guerre de Dix Ans. La montre d’arme de 1632. Tome 1 : le nord et le centre de la province (2014, 336 pages). Deux autres volumes suivront : le tome 2 sera réservé au sud et à l’est de la Franche-Comté, tandis que le tome 3 donnera l’historique, la synthèse et les index.

Il s’agit là d’un travail courageux, publié à compte d’auteur. Nous apprécions l’ampleur de cette entreprise paléographique menée par un homme seul. La présentation est soignée. L’illustration délicate, en couleurs, rehausse l’ensemble. De nombreuses cartes permettent de situer les espaces recensés.

L’auteur prend soin de présenter chaque seigneurie, de la localiser, d’évoquer le château concerné, de dire un mot sur l’organisation de la montre d’armes, sur le nombre d’hommes concernés, et de fournir les références des documents avant de donner la transcription. Il aurait été utile, nous semble-t-il, comme il est d’usage, de préciser que telle ou telle liste a déjà été publiée, en rectifiant des erreurs éventuelles, mais ce n’est qu’un détail qui ne retire rien à la qualité de l’œuvre réalisée ici.

Il n’est pas certain que cette édition reprenne l’intégralité des listes conservées. On y trouve en effet la liste de Venisey mais pas celle de Tartecourt ou celle de Buffignécourt qui sont pourtant bien aux Archives départementales de la Haute-Saône sous la cote H 494. Je suis persuadé aussi d’avoir croisé des listes pour d’autres villages mais, cherchant autre chose, je n’ai pas noté cela et je le regrette.  Rien n’empêchera donc l’auteur d’envisager un jour un quatrième volume ! Quoi qu’il en soit, nous attendons avec impatience les deuxième et troisième tomes.

 

Paul Delsalle

Othon de la Roche

Andrea Nicolotti, de l'Université des Etudes de Turin, publie un ouvrage intitulé : Le Saint Suaire de Besançon et le chevalier Othon de la Roche (Editions Franche-Bourgogne, parution février 2015). Ce livre raconte la véritable histoire du suaire de Besançon et la création des fausses légendes médiévales le concernant. Il apparaît que l’entreprise d’Othon de la Roche fut inventée, sur la base de documents falsifiés, par l’auteur d’un écrit anonyme contenu dans le manuscrit 826 de la Bibliothèque d'étude et de conservation de Besançon ; ce manuscrit contient aussi un autre écrit, tout autant anonyme, qui, lui, nie l’authenticité de la relique. Le lecteur trouvera ici la transcription intégrale du manuscrit, accompagnée d’un commentaire historique, et découvrira l’identité des deux auteurs jusqu’ici inconnus.
 
Andrea Nicolotti donnera une conférence sur ce sujet, le Jeudi 5 mars à 18 h. 30, à l’auditorium du Centre diocésain, 20 rue Mégevand, Besançon. A l’issue de la conférence, l’auteur dédicacera son ouvrage. Entrée libre et gratuite mais le nombre de places est limité : inscription indispensable auprès de la Bibliothèque diocésaine  bibliothequediocesaine@wanadoo.fr    tél. 03.81.25.17.17. Organisation : Partenariat Archives et bibliothèque diocésaines de Besançon et le Groupe de recherches historiques Franche-Bourgogne.

Les juristes comtois et bisontins, docteurs en droit

Qui n'a pas rencontré, au cours de ses recherches généalogiques ou historiques, des mentions de personnages titulaires d'une licence en droit et d'un doctorat en droit ? Aux XVIe et XVIIe siècles, les villes comtoises sont entre les mains des juristes. Ils contrôlent les "magistrats" c'est-à-dire les conseils municipaux. Et bien sûr ils sont aussi à la tête des institutions de la province.

On sait que les Comtois et les Bisontins suivaient des études de droit à l'Université de Dole (droit civil et droit canon) puis, assez souvent, les poursuivaient dans une autre université : Louvain, Bologne, Toulouse, etc.

Les gouverneurs de Besançon étaient fréquemment des juristes, docteurs en droit ? Où ont-ils préparé et obtenu leur doctorat ?

D'avance nous remercions les chercheurs qui pourraient nous apporter des éléments de réponse

Philippe Fluzin, directeur de recherches au CNRS.

Répondre à Franche-Bourgogne qui transmettra.

Jacques de Molay

Jacques de Molay

Nous croyons utile de signaler la parution récente de l’ouvrage de Alain Demurger, maître de conférences honoraires à l’Université de Paris I, auteur de nombreux travaux sur les ordres religieux militaires : Jacques de Molay, le crépuscule des Templiers (Petite bibliothèque Payot, 2014).

Il s’agit d’une nouvelle édition, considérablement enrichie. Ce livre est très accessible même si certains chapitres présentent des épisodes particulièrement complexes. Les informations sur les localités et familles comtoises sont nombreuses : Gy, Quincy, Laumusse, Val-Bruant, Druyes, Charnay, Oiselay, Frétigney, Etrelles, Morey, La Rochelle, Vitrey, La Charité, Oiselay, Dole, Rahon, Chaussin, etc.

Curés des paroisses du diocèse de Besançon au Moyen Age

Laurence Delobette
Université de Franche-Comté

Dictionnaire des curés du diocèse de Besançon au Moyen Age,

Laurence Delobette a publié en 2010 "Trois mille curés au Moyen Age, les paroisses du diocèse de Besançon, XIIIe-XVe siècles", paru aux Editions Cêtre. 
Elle offre ici une mise à jour de cette oeuvre.
Pour l'instant, seules les paroisses dont le nom commence par les lettres A, B, C et D sont disponibles ici.
Les autres notices sont en préparation et seront rendues publiques sur ce site dans les prochains mois.

N'hésitez par à contacter Laurence Delobette pour plus d'informations.

Cure s franche bourgogneCurés site franche bourgogne (388.23 Ko)

Guy de Vers, gouverneur de Besançon

Taille : 141.52 Ko

tolede-guy-de-vers-1.pdf tolede-guy-de-vers-1.pdf

Jacques Guignet, avocat fiscal à Ornans, 1617-1628

Taille : 149.83 Ko

jacques-guignet-s-1.pdf jacques-guignet-s-1.pdf

Les croisés bourguignons au secours de la Terre sainte et d'Antioche après 1268

Taille : 642.72 Ko

ola199-delobette.pdf ola199-delobette.pdf

La violence des soldats en temps de paix dans le bailliage d'Amont, 1595-1643

Henri IV en Franche-Comté : tragédie, histoire, mémoire

Les ermites

« Hermites contraires » du premier XVIIe siècle

Portraits croisés du père Jean Menet et du frère Roland Goguin,

MenetgoguinMenet et Goguin (80.5 Ko) solitaires de Sainte-Anne à Saint-Claude (Jura)

 Cette étude  a été publiée dans : Jura Patrimoine, les passions de Robert Le Pennec, Saint-Claude, Archives municipales, 2014, p. 229-240.

Publiée ici avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Jean-Luc Mordefroid

Service d’archéologie et musées de Lons-le-Saunier

Unité de Recherche Archéologique Cartusienne